Quand j’avais l’impression que tout le monde ne me supportait plus,
là, à la lisière de la Lumière et les Ténèbres,
vous êtes venus pour m’encourager et remonter mon moral.
Neuf garçons et une fille font partie de notre alliance.
On vient de se connaître,
et malgré nos différences,
malgré les épreuves et les chocs,
on reste toujours l’équipe la plus unie.
Là, à la lisière de la Lumière et les Ténèbres.
C’est où je me sens la bienvenue.
mardi 22 décembre 2009
dimanche 20 décembre 2009
Fini les douces nuits silencieuses.
Aujourd’hui, je suis allée avec Rin et Jasvin (mon autre cousine, et la cadette parmi nous) à Mid Valley – le centre commercial le plus proche à mon endroit. Avant d’y aller on est allée trouver des vêtements et des cadeaux dans CINQ centres commerciaux… et on n’a rien trouvé !
Tant que j’étais à Mid Valley je prenais des photos du décor. Oui, Noël se fête. L’atmosphère de joie est encore là…

Le sapin est grand – vraiment grand – et les décorations sont larges aussi ! Les plus larges que j’ai vues dans un centre commercial !

Il y a un « château » au centre du rez-de-chaussée, même Rin en était fascinée.

Des chandelles et des draps sont suspendus du plafond. Quand je les ai regardés pour la première fois, j’étais impressionnée.
Partout au rez-de-chaussée y’a des bijoux, des ours en peluche, des parfums, des souvenirs. Ça contribue peut-être à l’atmosphère de joie…

Et n’oublions pas que le centre des fêtes commerciales, c’est le Père Noël. J’ai dû prendre des photos – je ne sais pas pourquoi.
Tant que j’étais à Mid Valley je prenais des photos du décor. Oui, Noël se fête. L’atmosphère de joie est encore là…
Fini les douces nuits silencieuses.
Le Noël qui se fête dans les centres commerciaux n’est pas le Noël que je souhaite fêter. Oui, de temps en temps nous mentionnons la naissance du Christ dans des chants, mais c’est tout. Partout, c’est le Père Noël qui est sous les lumières. Même si le Noël commercial et le Noël spirituel sont également joyeux, je souhaite prendre du temps pour apprécier la raison de ces fêtes.
C’est pour ça que je ne réponds pas à la question « Est-ce qu’il existe vraiment un Père Noël ? ». Même à mon enfance je n’étais pas fascinée par l’idée d’un Père Noël. Parce que tout ce qu’il peut nous donner, nous pouvons l’acheter si nous avons du grisbi. Mais le Christ peut nous donner la joie, l’amour et la paix. Et nous en avons vraiment besoin. Toujours nous en avons besoin.
Ce Noël, c’est possible que je n’aie pas de cadeaux. Eh bien, je mens. J’en aurai peut-être un ou deux. Mais le plus important, c’est que je ressens sa présence. J’en ai marre des Noëls commerciaux. Je voudrais lui donner mon cœur.
Le Noël qui se fête dans les centres commerciaux n’est pas le Noël que je souhaite fêter. Oui, de temps en temps nous mentionnons la naissance du Christ dans des chants, mais c’est tout. Partout, c’est le Père Noël qui est sous les lumières. Même si le Noël commercial et le Noël spirituel sont également joyeux, je souhaite prendre du temps pour apprécier la raison de ces fêtes.
C’est pour ça que je ne réponds pas à la question « Est-ce qu’il existe vraiment un Père Noël ? ». Même à mon enfance je n’étais pas fascinée par l’idée d’un Père Noël. Parce que tout ce qu’il peut nous donner, nous pouvons l’acheter si nous avons du grisbi. Mais le Christ peut nous donner la joie, l’amour et la paix. Et nous en avons vraiment besoin. Toujours nous en avons besoin.
Ce Noël, c’est possible que je n’aie pas de cadeaux. Eh bien, je mens. J’en aurai peut-être un ou deux. Mais le plus important, c’est que je ressens sa présence. J’en ai marre des Noëls commerciaux. Je voudrais lui donner mon cœur.
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jour de fête
vendredi 18 décembre 2009
jeudi 17 décembre 2009
Pourquoi je suis fière d’être malaisienne ^_^
On a toujours cru qu’une victoire dans le football association serait impossible pour la Malaisie. En fait, il y a vingt ans, le Stade National à Kuala Lumpur était plein ! Nous avions des légendes, tels que Mokhtar Dahari et Soh Chin Aun pour nous divertir. La Malaisie récoltait toutes les médailles d’or à l’époque (je parle des tournois parmi les pays asiatiques – mais nous avons même vaincu le Japon !). Cependant, avec la retraite de Soh Chin Aun et la mort de Dahari, nous sommes plongés dans l’oubli.
Mais aujourd’hui, l’impossible redevient possible. Dans les jeux d’Asie du Sud-est, nous avons récolté notre dernière médaille d’or il y a 20 ans. Et aujourd’hui…
Malaisie, 1 - Viêtnam, 0.
Nous l’avons enfin fait !
Nous étions si près de la victoire lors de notre match avec Manchester United au début de cette année. Bien sûr, les Diables avaient gagné. Mais c’était 2-1 ! Je n’avais plus de respect pour la meilleure équipe de football association de l’Angleterre (soi-disant…). Pourtant, je commençais à respecter l’équipe malaisienne parce qu’ils ont tenté de voler la vedette aux Diables. Je voulais voir la victoire. Aujourd’hui, je l’ai enfin vu, même si c’est petite.
Même si je ne connais pas les noms des joueurs, et même si je ne vais pas au Stade National pour les voir et les encourager, je les supporte, du fond de mon cœur. Personne ne va plus au Stade National pour les encourager, mais je sais que les joueurs sont courageux. J’avoue que je ne connais pas l’ère de Dahari, l’ère d’or pour le football en Malaisie. Mais aujourd’hui, j’ai témoigné un changement à la scène du football association dans mon pays.
J’espère que je peux vivre pour voir le moment où la Malaisie rejoint des autres nations pour la Coupe Mondiale. :P Non, ne riez surtout pas ! C’est un désir qui vient du cœur. Je suis confiante que je verrai ce moment…… Un jour. Très bientôt. Et quand ça arrive, je crierai :
Malaysia Boleh !
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enfant de la patrie
mercredi 16 décembre 2009
J'ai une question :
Est-ce possible d’écrire une chanson en commençant par le rythme ? o.O
Je pose cette question parce qu’aujourd’hui, lorsque je faisais de la batterie, un nouveau rythme arrivait à l’esprit. C’était soudain. Impromptu. J’avais joué quelque chose pour les « couplets », et quelque chose pour le « refrain ». Sauf que maintenant, j’ai besoin d’une mélodie et des accords. ^_^
Je pose cette question parce qu’aujourd’hui, lorsque je faisais de la batterie, un nouveau rythme arrivait à l’esprit. C’était soudain. Impromptu. J’avais joué quelque chose pour les « couplets », et quelque chose pour le « refrain ». Sauf que maintenant, j’ai besoin d’une mélodie et des accords. ^_^
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la musique
Une histoire à ne pas vivre
Ça pourrait être une fiction, ou ça pourrait être une non-fiction. En fin de compte, c’est à vous, les lecteurs, de décider. Je n’utilise pas les noms des personnes que je connais ; ce sont plutôt des réflexions.
Les personnages dans cette histoire :
1. Moi. Une fois encore je me fais passer pour Aimée Duchemin, mon personnage original.
2. Théophanie, une étudiante qui sait influencer les autres. Elle est un peu comme moi – elle partage le même rêve que moi (c’est-à-dire, le rêve de chanter), elle a déjà passé deux ans à l’université comme moi. Elle a du style, et elle attire la plupart des étudiants dans la classe. Tout le monde sait qu’elle est aisée, mais on ne le mentionne pas.
3. Laurel, une nouvelle étudiante. Elle est bavarde et très ouverte dans ses discussions, elle n’hésiterait pas de s’exprimer même si cela concerne un sujet tabou.
4. Sybil, ma meilleure amie. Elle est aussi une amie proche de L, et elle a parlé à T deux fois. Elle est très franche et met priorité à l’honnêteté.
5. Abel, mon ami, qui est aussi ami de Laurel et de Sybil. Il ne parle pas beaucoup, mais il est franc.
Alors. Voici l’histoire que je souhaite écrire, une histoire à ne pas vivre. Excuse mon langage simpliste.
J’étais une fois amie de Théophanie, qui est entrée à l’université un mois après moi. Je croyais qu’elle était superbe. Elle avait les mêmes rêves que moi, les mêmes goûts…… elle avait du style, et moi, j’en avais pas. Elle donnait la vie à n’importe quelle classe, en parlant de ses expériences avec des entreprises et en disant qu’elle va souvent à l’étranger (preuve qu’elle est aisée). Moi, j’avoue que j’ai des facilités aux études, mais je ne suis pas si chanceuse qu’elle.
Un jour, elle n’avait pas réalisé qu’elle m’avait brisé le cœur. C’était lors du cours de littérature. Elle avait mentionné au professeur de littérature qu’elle chante (elle est apprentie, pas encore une artiste professionnelle, mais elle veut en devenir une) et qu’elle est signée. On pourrait dire que j’étais jalouse, mais j’ai toujours rêvé de chanter…… et je sais que si on me donne ces opportunités, je me serais déjà émancipée. Mais bon. J’étais émue. Et devant Théophanie et le prof, j’ai exprimé mon plus grand désir de chanter. Elle m’avait dit de manière froide, « C’est bien possible que ce n’est pas pour toi… Si Dieu ne le veut pas, tu n’y peux rien ! »
Le prof et moi, nous restions dans la classe tant que les autres partaient pour grignoter quelque chose. Je pleurais. Je chantais dans la salle de bains, jour après jour, avec l’espoir de réaliser ce rêve, et quelqu’un venait le briser. J’étais dévastée. Mais enfin, je ne racontais cette histoire à personne. Quand je revenais à la maison, j’ai pleuré sur mon lit. Je me suis dite que c’est quelque chose que je pourrais peut-être oublier (même si j’aurais tort). J’hésitais, mais j’ai enfin raconté l’histoire à mon père, sans l’intention de briser le cœur de celle que je considérais en tant que ma meilleure amie. Il m’a réconforté. Il ne jure pas qu’il va faire quelque chose, mais cette fois, il a juré de m’aider à devenir chanteuse. Rassurée par ses mots, je laissais tomber l’affaire.
Alors Théophanie et moi, nous restions ensemble. Elle était vraiment gentille. Au moins, j’y croyais. Et je n’hésitais pas à l’aider avec les études, les présentations…… j’ai cette facilité.
La fin de l’année approchait. On voulait organiser le bal d’étudiants. Théophanie ne pouvait pas nous rejoindre parce qu’elle partait chez son oncle (à l’étranger). Et moi, j’ai voulu essayer de faire quelque chose, de me faire un nom. Alors elle m’a dirigée au 4e étage, et elle m’a appris à bien chanter. Retenir l’air. J’écoutais sa voix. J’avoue qu’elle a une belle voix. Moi, je souhaitais faire quelque chose de spécial avec ma voix. Alors je chantais…… Je m’entraînais dans la salle de bains, comme d’habitude. J’étais là pour la première et la deuxième auditions, mais je ne savais pas qu’il y avait une dernière audition. On ne me l’a pas dit. Enfin, quelqu’un m’a donné un coup de téléphone pour me dire que j’étais rejeté parce que je n’étais pas là.
Quoi ?
Tu as loupé la dernière audition et nous ne pouvons plus t’inclure dans la liste.
Mais je ne savais rien !
C’était parmi les notifications, tu ne voyais pas ?
C’est l’examen, tu crois que je serais toujours à l’université ? C’est beaucoup plus éthique de dire directement aux autres que tu auras des dernières auditions !
Mais bon, on ne m’a pas entendu. J’ai enfin résolu de ne pas aller pour le bal d’étudiants.
Une année passait…… et cette fois, je souffrais avec Théophanie. Elle ne veut pas que je mentionne son nom dans mes écritures. Je ne le savais pas… Mais avant que je n’aie pu expliquer ma situation, elle a incité tout le monde de la suivre. Je n’avais que deux amies et le prof de littérature. Et le prof du droit de tort, et le prof du droit de contrat. J’étais misérable. Les liens entre Théophanie et moi étaient brisées. Irréparables. Je revenais à la maison et je pleurais sur mon lit parce que je n’avais personne à mon côté. Presque personne. Alors je me suis toujours crue que j’avais tort, que c’était elle qui avait raison, et je me suis demandée comment être acceptée à nouveau.
Les examens prenaient fin et j’ai du partir à la conscription. À mon retour, je suis revenue à l’université pour faire ma formation en droit. Je craignais être rejetée, comme autrefois.
Puis j’ai rencontré Sybil, Laurel et Abel, entre des dizaines de nouveaux amis qui n’ont pas pris le bac avec moi. J’ai aussi fait la paix avec quelques anciens amis. Grâce à eux, je ne crains plus rien. Je viens à l’université, me sentant toujours fraîche, prête à profiter du jour. Je souris beaucoup plus, et je ris beaucoup plus.
Un mois après le commencement de la formation, on a dû élire deux étudiants pour représenter notre classe dans le Conseil des étudiants. Laurel et Théophanie étaient nominées, suivi par deux autres garçons. Laurel rigolait, en mentionnant que Théophanie est aisée, et qu’elle aidera le Conseil. Théophanie disait que Laurel était rude (tant que nous savions que Laurel rigolait). Ne voulant pas dire qu’elle était désolée, Laurel disait, « Ouais, c’est ça. Au revoir. »
Théophanie avait l’air fâché. Lorsqu’elle faisait son introduction, j’étais dégoûtée. Sans doute, elle a des bonnes propositions. Mais lorsqu’elle parlait, le ton de sa voix montrait sa faiblesse de caractère. Je disais à Sybil, qui était assise près de moi, « Je crains la suite. »
Théophanie était élue, et la classe était divisée. Certains supportaient Théophanie, certains autres, Laurel. Je ne voulais pas me mêler dans le drame, mais s’il y avait des uns qui me posaient des questions, je dirais que c’est la faute de tous les deux. Que j’aimerais laisser tomber ce qui est arrivé lors de l’élection. Mais quand Laurel était avec moi, je ne donnais aucune indication que je la supportais. Je voulais vraiment laisser tomber le problème. Je réalisais enfin que je n’avais pas tort… même avec toutes ces souffrances.
J’étais avec une rivale qui se faisait passer pour une amie.
J’aime tous mes amis, et quant à Théophanie, je n’ai rien contre elle. Tout ce que je veux faire, c’est bien réussir cette formation, magna cum laude, et puis, réaliser mon plus grand rêve. Elle n’était là que pour me briser le cœur. (Surtout que je n’en ai pas, d’après elle.) Moi, je ne veux rien regretter lorsque je fais ma formation. Je ne veux rien regretter. Toutefois, j’avoue que la vie universitaire est trop superficielle, et que si j’avais le choix, j’aimerais me tirer de là et partir loin.
Les personnages dans cette histoire :
1. Moi. Une fois encore je me fais passer pour Aimée Duchemin, mon personnage original.
2. Théophanie, une étudiante qui sait influencer les autres. Elle est un peu comme moi – elle partage le même rêve que moi (c’est-à-dire, le rêve de chanter), elle a déjà passé deux ans à l’université comme moi. Elle a du style, et elle attire la plupart des étudiants dans la classe. Tout le monde sait qu’elle est aisée, mais on ne le mentionne pas.
3. Laurel, une nouvelle étudiante. Elle est bavarde et très ouverte dans ses discussions, elle n’hésiterait pas de s’exprimer même si cela concerne un sujet tabou.
4. Sybil, ma meilleure amie. Elle est aussi une amie proche de L, et elle a parlé à T deux fois. Elle est très franche et met priorité à l’honnêteté.
5. Abel, mon ami, qui est aussi ami de Laurel et de Sybil. Il ne parle pas beaucoup, mais il est franc.
Alors. Voici l’histoire que je souhaite écrire, une histoire à ne pas vivre. Excuse mon langage simpliste.
J’étais une fois amie de Théophanie, qui est entrée à l’université un mois après moi. Je croyais qu’elle était superbe. Elle avait les mêmes rêves que moi, les mêmes goûts…… elle avait du style, et moi, j’en avais pas. Elle donnait la vie à n’importe quelle classe, en parlant de ses expériences avec des entreprises et en disant qu’elle va souvent à l’étranger (preuve qu’elle est aisée). Moi, j’avoue que j’ai des facilités aux études, mais je ne suis pas si chanceuse qu’elle.
Un jour, elle n’avait pas réalisé qu’elle m’avait brisé le cœur. C’était lors du cours de littérature. Elle avait mentionné au professeur de littérature qu’elle chante (elle est apprentie, pas encore une artiste professionnelle, mais elle veut en devenir une) et qu’elle est signée. On pourrait dire que j’étais jalouse, mais j’ai toujours rêvé de chanter…… et je sais que si on me donne ces opportunités, je me serais déjà émancipée. Mais bon. J’étais émue. Et devant Théophanie et le prof, j’ai exprimé mon plus grand désir de chanter. Elle m’avait dit de manière froide, « C’est bien possible que ce n’est pas pour toi… Si Dieu ne le veut pas, tu n’y peux rien ! »
Le prof et moi, nous restions dans la classe tant que les autres partaient pour grignoter quelque chose. Je pleurais. Je chantais dans la salle de bains, jour après jour, avec l’espoir de réaliser ce rêve, et quelqu’un venait le briser. J’étais dévastée. Mais enfin, je ne racontais cette histoire à personne. Quand je revenais à la maison, j’ai pleuré sur mon lit. Je me suis dite que c’est quelque chose que je pourrais peut-être oublier (même si j’aurais tort). J’hésitais, mais j’ai enfin raconté l’histoire à mon père, sans l’intention de briser le cœur de celle que je considérais en tant que ma meilleure amie. Il m’a réconforté. Il ne jure pas qu’il va faire quelque chose, mais cette fois, il a juré de m’aider à devenir chanteuse. Rassurée par ses mots, je laissais tomber l’affaire.
Alors Théophanie et moi, nous restions ensemble. Elle était vraiment gentille. Au moins, j’y croyais. Et je n’hésitais pas à l’aider avec les études, les présentations…… j’ai cette facilité.
La fin de l’année approchait. On voulait organiser le bal d’étudiants. Théophanie ne pouvait pas nous rejoindre parce qu’elle partait chez son oncle (à l’étranger). Et moi, j’ai voulu essayer de faire quelque chose, de me faire un nom. Alors elle m’a dirigée au 4e étage, et elle m’a appris à bien chanter. Retenir l’air. J’écoutais sa voix. J’avoue qu’elle a une belle voix. Moi, je souhaitais faire quelque chose de spécial avec ma voix. Alors je chantais…… Je m’entraînais dans la salle de bains, comme d’habitude. J’étais là pour la première et la deuxième auditions, mais je ne savais pas qu’il y avait une dernière audition. On ne me l’a pas dit. Enfin, quelqu’un m’a donné un coup de téléphone pour me dire que j’étais rejeté parce que je n’étais pas là.
Quoi ?
Tu as loupé la dernière audition et nous ne pouvons plus t’inclure dans la liste.
Mais je ne savais rien !
C’était parmi les notifications, tu ne voyais pas ?
C’est l’examen, tu crois que je serais toujours à l’université ? C’est beaucoup plus éthique de dire directement aux autres que tu auras des dernières auditions !
Mais bon, on ne m’a pas entendu. J’ai enfin résolu de ne pas aller pour le bal d’étudiants.
Une année passait…… et cette fois, je souffrais avec Théophanie. Elle ne veut pas que je mentionne son nom dans mes écritures. Je ne le savais pas… Mais avant que je n’aie pu expliquer ma situation, elle a incité tout le monde de la suivre. Je n’avais que deux amies et le prof de littérature. Et le prof du droit de tort, et le prof du droit de contrat. J’étais misérable. Les liens entre Théophanie et moi étaient brisées. Irréparables. Je revenais à la maison et je pleurais sur mon lit parce que je n’avais personne à mon côté. Presque personne. Alors je me suis toujours crue que j’avais tort, que c’était elle qui avait raison, et je me suis demandée comment être acceptée à nouveau.
Les examens prenaient fin et j’ai du partir à la conscription. À mon retour, je suis revenue à l’université pour faire ma formation en droit. Je craignais être rejetée, comme autrefois.
Puis j’ai rencontré Sybil, Laurel et Abel, entre des dizaines de nouveaux amis qui n’ont pas pris le bac avec moi. J’ai aussi fait la paix avec quelques anciens amis. Grâce à eux, je ne crains plus rien. Je viens à l’université, me sentant toujours fraîche, prête à profiter du jour. Je souris beaucoup plus, et je ris beaucoup plus.
Un mois après le commencement de la formation, on a dû élire deux étudiants pour représenter notre classe dans le Conseil des étudiants. Laurel et Théophanie étaient nominées, suivi par deux autres garçons. Laurel rigolait, en mentionnant que Théophanie est aisée, et qu’elle aidera le Conseil. Théophanie disait que Laurel était rude (tant que nous savions que Laurel rigolait). Ne voulant pas dire qu’elle était désolée, Laurel disait, « Ouais, c’est ça. Au revoir. »
Théophanie avait l’air fâché. Lorsqu’elle faisait son introduction, j’étais dégoûtée. Sans doute, elle a des bonnes propositions. Mais lorsqu’elle parlait, le ton de sa voix montrait sa faiblesse de caractère. Je disais à Sybil, qui était assise près de moi, « Je crains la suite. »
Théophanie était élue, et la classe était divisée. Certains supportaient Théophanie, certains autres, Laurel. Je ne voulais pas me mêler dans le drame, mais s’il y avait des uns qui me posaient des questions, je dirais que c’est la faute de tous les deux. Que j’aimerais laisser tomber ce qui est arrivé lors de l’élection. Mais quand Laurel était avec moi, je ne donnais aucune indication que je la supportais. Je voulais vraiment laisser tomber le problème. Je réalisais enfin que je n’avais pas tort… même avec toutes ces souffrances.
J’étais avec une rivale qui se faisait passer pour une amie.
J’aime tous mes amis, et quant à Théophanie, je n’ai rien contre elle. Tout ce que je veux faire, c’est bien réussir cette formation, magna cum laude, et puis, réaliser mon plus grand rêve. Elle n’était là que pour me briser le cœur. (Surtout que je n’en ai pas, d’après elle.) Moi, je ne veux rien regretter lorsque je fais ma formation. Je ne veux rien regretter. Toutefois, j’avoue que la vie universitaire est trop superficielle, et que si j’avais le choix, j’aimerais me tirer de là et partir loin.
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mardi 15 décembre 2009
Heureusement, on ne m’a pas entendu…
- Tu te souviens, il y a deux jours, nous étions en train de ranger les affaires ?
- Oui, pourquoi ?
- Est-ce que tu m’as entendu ?
- Entendu quoi ?
- Bon, c’est pas grave… Peut-être tu ne m’as pas entendu.
- Entendu quoi ??
- Je me suis entraînée.
- Tu jouais de la batterie ?
- Ouais. Tu vois, je ne sais pas pourquoi tout à coup j’ai eu le courage d’y aller et m’entraîner. J’attends habituellement la sortie de tout le monde, et puis quand je suis seule, j’en joue. Mais dimanche, c’était autre chose. Je n’arrive pas à croire que j’ai récupéré le courage pour en jouer.
- T’as rien à craindre. Tant que tu bats tes rythmes ici, nous te supporterons.
Je souhaite en jouer le matin du 25 décembre. Je souhaite rendre ma famille fière de moi. Mais je ne sais pas si je vais les rendre fiers…… ou si je vais les rendre fous ! X_X
Courage, Annette, courage !
- Oui, pourquoi ?
- Est-ce que tu m’as entendu ?
- Entendu quoi ?
- Bon, c’est pas grave… Peut-être tu ne m’as pas entendu.
- Entendu quoi ??
- Je me suis entraînée.
- Tu jouais de la batterie ?
- Ouais. Tu vois, je ne sais pas pourquoi tout à coup j’ai eu le courage d’y aller et m’entraîner. J’attends habituellement la sortie de tout le monde, et puis quand je suis seule, j’en joue. Mais dimanche, c’était autre chose. Je n’arrive pas à croire que j’ai récupéré le courage pour en jouer.
- T’as rien à craindre. Tant que tu bats tes rythmes ici, nous te supporterons.
Je souhaite en jouer le matin du 25 décembre. Je souhaite rendre ma famille fière de moi. Mais je ne sais pas si je vais les rendre fiers…… ou si je vais les rendre fous ! X_X
Courage, Annette, courage !
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lundi 14 décembre 2009
Question de goût
S’il y a une tradition que partage tous les Malaisiens (à part les Malaisiens d’origine chinoise), on mange avec les doigts.
On me dit que c’est mieux de manger avec les doigts que de manger avec la fourchette et la cuillère. On me dit que c’est plus délicieux parce qu’on touche à la nourriture avec nos propres mains, et ainsi, on sera bien nourri. Mais moi, je grandissais en mangeant avec la fourchette et la cuillère parce que je n’aimais pas souiller mes mains. Même aujourd’hui, chaque fois que mon père m’encourage à manger des morceaux de poulet avec les doigts, je me sens tout d’abord encouragée… et ensuite, après avoir fini le poulet, il y a du curry sur mes mains. Dégoûtée, je me lave les mains et je continue à manger – avec la fourchette et la cuillère. Je reviens à la table avec un air fâché. Vous pourrez ensuite deviner les mots qui sortent de ma bouche…… *’tain, chier, grbml…*
Bien sûr, manger avec les doigts, c’est une question de goût. Certains disent que c’est une question de culture. Mais m’accusera-t-on de ne pas être vraiment malaisienne ?
Je ne rejette pas mes traditions, mais il y en a certaines que je ne pratique pas. Et à mon avis, il y en a certaines dont je n’ai vraiment pas besoin.
On me dit que c’est mieux de manger avec les doigts que de manger avec la fourchette et la cuillère. On me dit que c’est plus délicieux parce qu’on touche à la nourriture avec nos propres mains, et ainsi, on sera bien nourri. Mais moi, je grandissais en mangeant avec la fourchette et la cuillère parce que je n’aimais pas souiller mes mains. Même aujourd’hui, chaque fois que mon père m’encourage à manger des morceaux de poulet avec les doigts, je me sens tout d’abord encouragée… et ensuite, après avoir fini le poulet, il y a du curry sur mes mains. Dégoûtée, je me lave les mains et je continue à manger – avec la fourchette et la cuillère. Je reviens à la table avec un air fâché. Vous pourrez ensuite deviner les mots qui sortent de ma bouche…… *’tain, chier, grbml…*
Bien sûr, manger avec les doigts, c’est une question de goût. Certains disent que c’est une question de culture. Mais m’accusera-t-on de ne pas être vraiment malaisienne ?
Je ne rejette pas mes traditions, mais il y en a certaines que je ne pratique pas. Et à mon avis, il y en a certaines dont je n’ai vraiment pas besoin.
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jeudi 10 décembre 2009
Aujourd’hui je découvre…
Cet après-midi j’étais au cours de droit public et après la pause, on a élu deux étudiants – un garçon et une fille – pour représenter notre classe dans le Conseil des étudiants.
Je n’étais pas choisie, mais je suis quand même heureuse de ne pas m’attirer les foudres des autres. Je suis heureuse de ne pas être le centre des discussions des étudiants dans ma classe, et je suis donc heureuse de pouvoir éviter le drame. Bon, tout arrivait comme ça :
Y : Euh, salut. Je m’appelle Y. (Elle commence à rire et cacher son visage parce qu’elle n’est pas confiante.) OK. Bon. Je ne peux pas être l’élue parce que……… c’est trop. Et puis Z, elle peut aider le Conseil au niveau de finance, elle sera mieux---
Z : C’était rude de ta part ! Si tu ne me dis pas que tu es désolée je vais quitter la salle.
Y : Au revoir.
Z était aussi l’une des élues, alors quand c’était son tour de parler, elle faisait son introduction……
Z : Salut. Je crois que vous me connaissez. Je m’appelle Z. (Elle a évidemment l’air fâché.) J’étais ici pour deux ans déjà, j’ai fait mon bac ici aussi, au sixth form college. Vous me connaissez déjà, je ne suis pas ennuyeuse, si ENNUYEUSE que…… ça. Je sais je suis gentille, mais tâchez de ne pas vous attirer mes foudres. Je propose des rencontres entre les étudiants, pour que l’on ne soit plus rude envers les autres, pour que l’on se connaisse mieux-----
Elle continuait (je ne me souviens plus de ce qu’elle avait dit), et ensuite, elle partait. J’entends parler qu’elle pleurait, et une autre amie devait la reconforter. Je demeurais pensive.
Sans doute, Y était rude. Mais c’est la faute de tous les deux. Le cœur de Z était brisé par ce que disait Y. Mais elle pourrait au moins faire son introduction de manière plus composée. J’ai écouté le ton de sa voix…… Z était élue, et après le drame d’aujourd’hui, je crains la suite.
Moi, personnellement, j’ai des propositions pour le Conseil des étudiants. Je souhaite établir une association pour les arts et le travail créatif, d’après une idée de mon amie, la morte-vivante plastique. Je réalise qu’il y a pas mal de gens qui aiment la littérature et la musique, entre autres, et il y a parmi nous des uns qui savent dessiner, ou bien ceux qui connaissent le design digital. Et moi, j’ai toujours souhaité de faire une comédie musicale. C’est du boulot, mais avec des étudiants créatifs, nous pouvons faire quelque chose de spécial. ^_^ Mais enfin, je ne vais pas me mêler dans le Conseil. Après les évènements d’aujourd’hui (et les évènements de l’année dernière et au début de cette année – je m’en souviens encore), je crois qu’ils se débrouilleront mieux sans moi.
Aujourd’hui je découvre qu’un jour viendra où les lumières seront sur moi. Mais ce n’est pas aujourd’hui. Pas dans ces circonstances. Et quand j’analyse la situation, c’est beaucoup mieux. Je suis satisfaite. Tellement satisfaite. J’ai des amis autour de moi – des amis qui me comprennent et qui prennent le temps pour me connaître.
Je n’étais pas choisie, mais je suis quand même heureuse de ne pas m’attirer les foudres des autres. Je suis heureuse de ne pas être le centre des discussions des étudiants dans ma classe, et je suis donc heureuse de pouvoir éviter le drame. Bon, tout arrivait comme ça :
Y : Euh, salut. Je m’appelle Y. (Elle commence à rire et cacher son visage parce qu’elle n’est pas confiante.) OK. Bon. Je ne peux pas être l’élue parce que……… c’est trop. Et puis Z, elle peut aider le Conseil au niveau de finance, elle sera mieux---
Z : C’était rude de ta part ! Si tu ne me dis pas que tu es désolée je vais quitter la salle.
Y : Au revoir.
Z était aussi l’une des élues, alors quand c’était son tour de parler, elle faisait son introduction……
Z : Salut. Je crois que vous me connaissez. Je m’appelle Z. (Elle a évidemment l’air fâché.) J’étais ici pour deux ans déjà, j’ai fait mon bac ici aussi, au sixth form college. Vous me connaissez déjà, je ne suis pas ennuyeuse, si ENNUYEUSE que…… ça. Je sais je suis gentille, mais tâchez de ne pas vous attirer mes foudres. Je propose des rencontres entre les étudiants, pour que l’on ne soit plus rude envers les autres, pour que l’on se connaisse mieux-----
Elle continuait (je ne me souviens plus de ce qu’elle avait dit), et ensuite, elle partait. J’entends parler qu’elle pleurait, et une autre amie devait la reconforter. Je demeurais pensive.
Sans doute, Y était rude. Mais c’est la faute de tous les deux. Le cœur de Z était brisé par ce que disait Y. Mais elle pourrait au moins faire son introduction de manière plus composée. J’ai écouté le ton de sa voix…… Z était élue, et après le drame d’aujourd’hui, je crains la suite.
Moi, personnellement, j’ai des propositions pour le Conseil des étudiants. Je souhaite établir une association pour les arts et le travail créatif, d’après une idée de mon amie, la morte-vivante plastique. Je réalise qu’il y a pas mal de gens qui aiment la littérature et la musique, entre autres, et il y a parmi nous des uns qui savent dessiner, ou bien ceux qui connaissent le design digital. Et moi, j’ai toujours souhaité de faire une comédie musicale. C’est du boulot, mais avec des étudiants créatifs, nous pouvons faire quelque chose de spécial. ^_^ Mais enfin, je ne vais pas me mêler dans le Conseil. Après les évènements d’aujourd’hui (et les évènements de l’année dernière et au début de cette année – je m’en souviens encore), je crois qu’ils se débrouilleront mieux sans moi.
Aujourd’hui je découvre qu’un jour viendra où les lumières seront sur moi. Mais ce n’est pas aujourd’hui. Pas dans ces circonstances. Et quand j’analyse la situation, c’est beaucoup mieux. Je suis satisfaite. Tellement satisfaite. J’ai des amis autour de moi – des amis qui me comprennent et qui prennent le temps pour me connaître.
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Pffff
satanée épreuve.
satanées dissertations.
satané cours !
je pense actuellement au « vive le vent » et aux douces nuits silencieuses.
j’ai souvent envie de marteler sur mon tambour comme le pauvre enfant qui attendit son père.
j’ai besoin de me concentrer aux dissertations et rien d’autre.
point.
Je peux comprendre pourquoi tout le monde se stresse. Maintenant je peux comprendre la raison derrière les discussions sans ponctuation.
satanées dissertations.
satané cours !
je pense actuellement au « vive le vent » et aux douces nuits silencieuses.
j’ai souvent envie de marteler sur mon tambour comme le pauvre enfant qui attendit son père.
j’ai besoin de me concentrer aux dissertations et rien d’autre.
point.
Je peux comprendre pourquoi tout le monde se stresse. Maintenant je peux comprendre la raison derrière les discussions sans ponctuation.
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